Retour à l'accueil

Lieux historiques

Certains monuments ou lieux peuvent se visiter librement, d'autres ne sont accessibles qu'à certaines occasions (journées du patrimoine, visites guidées CHLOE), d'autres encore ne peuvent être vus que de l'extérieur.

Eglise d'Orsay

Eglise d'Orsay Fondée en 1151 par l'abbaye de Longpont, l'église d'Orsay a subi de nombreux remanie­ments. Un chœur de trois travées, à chevet plat encadré de chapelles, s'ouvre sur une nef de cinq travées, encadrées de collatéraux. Les piliers qui supportent le clocher constituent la partie la plus ancienne, datant du début du XIIIe siècle. La nef a été reconstruite à la suite d'un incendie provoqué par les mercenaires de Turenne pendant la Fronde. La façade a, quant à elle, été rebâtie au XVIIIe siècle par Pierre ­Gaspard-Marie Grimod, comte d'Orsay, dans le style néo-classique avec son fronton et ses pilastres. Son dépouillement est caractéristique des églises édifiées depuis la contre-réforme. Son clocher, couvert d'un toit à deux versants, est caractéristique des clochers du Hurepoix.

Grande Bouvêche

Grande Bouvêche La Grande Bouvêche est aujourd'hui le seul vestige du château d'Orsay qui ait résisté à la tourmente révolutionnaire. Construit au début du XVe siècle par Raymond Raguier, un financier venu d'Allemagne avec Isabeau de Bavière, qui se voulait l'égal de son ami Jean Montaigu, fils naturel de Charles V et bâtisseur du château de Marcoussis. Son domaine s'étendait sur une vaste superficie, allant de l'église au cimetière et de l'Yvette à la rue de Paris. Le château s'élevait dans le parc municipal, aujourd'hui appelé parc Charles Boucher, et on y accédait par une magnifique allée devenue l'avenue Saint-Laurent.

Temple de la Gloire

Temple de la Gloire La veuve du baron Gurit-Hulot, trésorier Général de la Martinique, acheta en 1799 ce qui restait du château d'Orsay et fit construire, avec les matériaux issus de la démolition partielle du batiment, un castel ou folie nichée dans la clairière d’un bois. Cette construction, dénommée Temple de la Gloire, fut offerte à son gendre, le général Moreau, vainqueur des Autrichiens le 3 décembre 1800 à Hohenlinden. Il l’occupa une année, intrigua contre Bonaparte, partit habiter le château de Grosbois, complota (ou non) avec Cadoudal et fut exilé aux Amériques par l’empereur. L’architecte du Temple de la Gloire est Pierre Vignon, architecte de la Madeleine, à l’image d’un temple palladien. C’est une demeure privée, remise en état par ses anciens propriétaires. Elle ne se visite qu’aux journées du patrimoine.

Villa gallo-romaine de Moulon

Descriptif à venir

Villa gallo-romainePour une description détaillée, consulter le site : Villa gallo-romaine de Moulon (lieu-dit La Mare Champtier)

Domaine de la Pacaterie

Affiche Pacaterie Le « Château de la Pacaterie » rue Charles de Gaulle fait partie du paysage urbain de la ville. Avant l’essor des constructions dans le quartier il s’imposait par sa prestance et dominait par sa hauteur tout le versant de la rive nord de l’Yvette. Ancienne propriété des « Grimod Dufort » seigneur d’Orsay le domaine a connu bien des vicissitudes depuis la révolution de 1789 et sa vente comme bien national. Le bâtiment central le « château » domine toujours l’environnement du quartier de la Pacaterie mais le domaine qui s’ étendait à l’origine sur plus de 5 hectares n’est plus aujourd’hui que de 2000 m2. Acquis par la ville d’Orsay en 1973 c’est toujours aujourd’hui une propriété communale.

Cimetière d'Orsay

Visite organisée à l'occasion des journées européennes du patrimoine (19 et 20 septembre 2015). Voir aussi cahier de CHLOE n°9 - mai 2003.

Cimetière d'Orsay
Entrée du cimetière d'Orsay
Sépultures

Les trois châteaux d'Orsay

Depuis le Moyen Âge Orsay a possédé trois châteaux. Le principal était la demeure du Seigneur d’Orsay et était situé près de l’église. Les deux autres, celui de Corbeville et celui de Launay étaient excentrés par rapport au village. Au cours des siècles ces trois châteaux ont connu des destins très différents.

Le château de Launay

En 1258 le prieuré de Sainte Catherine du Val des Ecoliers à Paris acquiert des terres à Orsay près du Moulin à blé de l’Aulnay sur l’Yvette. En 1323 les moines s’engagent à entretenir le pont sur l’Yvette permettant l’accès au moulin et, aujourd’hui, emprunté par les étudiants. Charles VI accorde aux moines, en 1414, le droit de « queste » pour l’utilisation du moulin. En 1474, ils le louent à un meunier.
En 1583, Maître Poussepin, notaire et secrétaire du roi, devient seigneur de Launay sous la suzeraineté des moines parisiens. Il obtient du roi la possibilité de fortifier le moulin, de creuser fossés et d’édifier un pont-levis. Le moulin est à l’intérieur du château. En 1710, Messire Adrien François Waymel, Grand Maître des Eaux et Forêts, déjà propriétaire de la Vauve près de Corbeville, possède le château. En 1790, les époux Basly, nouveaux propriétaires, vendent château et moulin à leur fille et à son mari Charles Félix Desjobert, Grand Maître des Eaux et Forêts et acquis aux idées nouvelles. Il gardera le château et sera maire d’Orsay de 1805 à 1813. Sa fille Elisa décède en laissant 12000 F aux pauvres de la paroisse.
En 1880 le château est loué à Maurice Bunau Varilla qui l’achète en 1906 avec le moulin en 1908. En 1944 les sympathies pro-allemandes du journal de M Bunau Varilla amènent la confiscation de ses biens à son décès. En 1955, un décret d’utilité publique conclut l’acquisition par l’Université de Paris, du château et des territoires communaux avoisinants.

Le château de Corbeville

Le lieu de Corbeville est déjà cité dès 1040 dans le Cartulaire de l’abbaye de Longpont. Vers 1520 est construit un château de plaisance dans un hameau dépendant de la paroisse d’Orsay. En 1604 il appartient à Dame Perrin qui l’apporte à son mari Arnauld, seigneur de Corbeville, Conseiller du Conseil d’Etat et privé de Henri IV et dépend du seigneur d’Orsay. Leur fils Isaac, améliore le château. Protestant, il est proche d’Henri IV et de Sully. Son fils Pierre-Isaac est lieutenant de Condé durant la Fronde.
En 1675 le château appartient à Abel de Sainte-Marthe et est fréquenté par Pascal et par l’aumônier des moniales de Port-Royal.
Plusieurs changements de propriétaires le font passer entre les mains de la baronne de Schomberg, sœur du général Dumouriez. Veuve, elle part en Saxe et lègue son château à son fils qui émigre en 1792. Le château est mis sous séquestre et est vendu comme bien national. Six propriétaires successifs l’entretiennent. En hérite Vavin député de Paris qui y reçoit Hippolyte Taine, Sully Prudhomme, Lamartine …
Saccagé par les prussiens en 1870, le château est vendu à la famille Appert qui le revend à la Compagnie Générale des Compteurs. Il est racheté par CSF qui devient Thomson CSF puis Thalès qui y installera un Centre de Recherche.

Le château du seigneur d'Orsay

Dès 1080 Orsay avait un seigneur. En 1362, durant la guerre de Cent Ans, il construit une forteresse à Orsay. Le château est pris par les anglais en 1423. Sous la Seigneurie des Boucher, Orsay n’a plus que 5 familles et 25 habitants à la fin de la guerre de cent ans, puis la population connaît les guerres de religion et la Fronde. Toutefois, après celle-ci, c’est Charles Boucher 3 , prévôt des Marchands de Paris qui, sous Louis XIV, construit le quai d’Orsay . En 1741 la seigneurie passe aux mains des Grimod du Fort qui remodèlent le village d’Orsay et embellissent le château. Pierre Gaspard Marie Grimod du Fort, immensément riche, veuf de sa jeune femme, comte en 1770, est en voyage à l’étranger dans la famille de sa seconde femme quand éclate la Révolution. Considéré comme émigré, il voit tous ses biens confisqués et considérés comme biens nationaux. Son château est acheté par un marchand de biens parisien qui revend la terre en lots. En 1799 il ne reste plus qu’une aile au château. Elle est restaurée par la veuve du baron Gurit Hulot, belle mère du général Moreau. Après que Pierre Gaspard Grimod du Four meurt ruiné à l’hospice de Vienne en Autriche, la Mairie actuelle, l’hôpital, le lycée Alain Fournier, le remblai du RER sont édifiés sur les terres. La partie Est du parc se divisera en cinq grandes propriétés (aujourd’hui Clarté Dieu, Résidence de l’Yvette, Résidence du Chevalier d’Orsay, Résidence Chevreuse …). Autour de la Rue d’Orgeval et à la place du jardin potager du Château, des maisons particulières ont totalement rempli l’espace.
Ce qu’il reste du château et du parc fait l’objet de visites pédestres qui permettent d’estimer l’immensité et la variété des sites du par cet de son majestueux canal.
Le malheureux destin de ce château ne laisse malheureusement que peu de traces.

Les quatre fermes de la zône de Courtaboeuf

La ferme de Mondétour

Vendue en 1795 par le citoyen Porché à Charles Desjobert, propriétaire du château de Launay, elle fut la première des fermes à cesser toute activité.
Cette ferme contenait tout d'abord une savonnerie ainsi que de nombreuses vaches, mais peu d'informations sont disponibles sur les activités et l'origine de la ferme.
C'est en 1952 que les parents de M. Bonvicini (actuel propriétaire de la ferme) ont acheté le corps de ferme en ruine. Mais c'est en 1949 que l'histoire des Compagnons du Rabot commença ...
En effet, les Compagnons du Rabot sont nés de l'association de deux amis ébénistes, dont le père de M. Bonvicini, en 1949 dans une cave dans le 13e arrondissement de Paris, mais seul M. Bonvicini continua l'entreprise à Mondétour. Les meubles étaient alors confectionnés de A à Z.
Le fils de Monsieur Bonvicini rejoignit l'entreprise familiale après avoir fait une formation d'ébéniste à l'école Boulle à Paris. L'activité concernait surtout la restauration de meubles anciens ainsi que l'installation de cuisines et de salles de bains. Monsieur Bonvicini fils a laissé son affaire en avril 2017.

La ferme du Grand Vivier

Le Grand et le Petit Viviers, qui ne forment aujourd'hui qu'une seule ferme, se trouvaient sur la commune d'Orsay.
Au Xe siècle, ce lieu contenait 20 ménages cultivant la terre pour l'Eglise de Saint-Merry de Linas.
Le nom « Vivier» apparaît au XIIe siècle, évoquant sans doute l'étang à carpes qui subsiste de nos jours.
Au XVIe siècle, le fief et la ferme du « Grand Vivier » proprement dit appartenaient aux seigneurs de Marcoussis, qui les transmirent en 1619 aux religieux du monastère des Célestins de Marcoussis, lesquels exploiteront la ferme jusqu'à la Révolution semble-t-il.
Le Grand et le Petit Viviers furent alors réunis, au XVIIe siècle.
En 1791, la ferme fut vendue comme bien national provenant de la confiscation des domaines des Religieux Célestins.
Le dernier exploitant, M. Edmond Jallerat, installé en 1938, cultivait encore 140 ha : du blé et des pommes de terre surtout, mais aussi une grande quantité de betterave sucrière, dont la culture s'était développée à partir des années 1850.
L'ancien corps de ferme a été aménagé et transformé au début des années 1980 par l'architecte Michel HUBERT pour accueillir la caserne des Sapeurs Pompiers d'Orsay-Les Ulis.

La ferme de Courtaboeuf

A la fin du XIXe siècle, la ferme s'étendait sur plus de 200 ha. La ferme connut 11 propriétaires et fermiers successifs; elle appartenait en dernier lieu à M.Jean-Marie Dupré, décédé en juillet 2007.
La ferme cultivait également, comme la ferme du Grand Vivier, des betteraves pour produire de l'alcool qui servait à la poudre à canon et aux cartouches lors de la guerre de 39-45. La pulpe des betteraves servait aussi à nourrir les animaux car la ferme possédait en 1939 environ 60 vaches, 70 bœufs et 500 moutons.
La distillerie s'est arrêtée en 1954 sur décision de l'État, car on lavait désormais la poudre avec du pétrole.
Après l'arrêt de la distillerie, la ferme s'est reconvertie. Avec les vaches, la ferme produisait du lait que les fermiers distribuaient par camionnette.
La famille Dupré a été expropriée de la ferme en vue de l'établissement d'une zone d'activité pour la future ville des Ulis. Elle continua l'exploitation des terres jusqu'à ce que l'avancement des travaux et la percée de l'autoroute A10 la contraignissent au départ.
Monsieur Dupré père, après expropriation, pour se reconvertir, a repris la ferme de Viltain puis a augmenté son cheptel de vaches. L'exploitation comprend aujourd'hui 300 vaches; c'est un lieu de cueillette important de la région avec plus de 50 hectares de fleurs, légumes, fruits rouges et pommes.
Entourés par la zone d'activité des Ulis, les bâtiments de l'ancienne ferme de Courtaboeuf, rénovés, abritent désormais diverses entreprises de services. Près des douves, l'organisme d'aménagement de la ville nouvelle, la SAMBOE (Société d'économie mixte d'aménagement de Bures, Orsay et Étampes) établit dès l'origine ses bureaux. S'y installèrent aussi médecine du travail, restaurant, banque, salle des fêtes, ateliers.
La Société d'Economie Mixte créée en 1962 pour aménager la ZUP de Bures-Orsay s'est installée dans la Ferme sous le nom de Société d'Aménagement Mixte de Bures-Orsay (SAMBO). Elle deviendra la SAMBOE lorsque ses compétences seront étendues à toute l'Essonne sous le nom de Société d'Aménagement Mixte de Bures Orsay et d'Equipement de l'Essonne.

La ferme de Villeziers

Bâti sur un quadrilatère de 5000 m2, clos de murs en pierre entièrement fermés sur l'extérieur, le domaine abrite des hangars, des étables, une bergerie, des écuries et des habitations ouvrant vers l'intérieur de la cour. Le lieu est vraisemblablement occupé par une ferme dès la fin du XVIIe siècle. L'unique entrée extérieure est constituée par un portail de 4,5 mètres sur 4 destiné au passage des machines agricoles et des tracteurs.
Les bâtiments d'habitation sont légèrement surélevés afin de permettre la surveillance des activités de la cour. Au début du XXe siècle, l'exploitation comprend en location 400 ha en deux unités, essentielle­ ment occupés par des cultures céréalières, et un troupeau de plus de 400 moutons.
La cheminée de la distillerie a disparu lors d'un incendie pendant la guerre de 1914-1918.
C'est en 1928 que la famille Bouvrain reprend la ferme en location.
Vers le milieu du siècle, la priorité est donnée aux betteraves, mais les céréales absorbent plus de 280 ha.
M. Bouvrain possédait alors une exploitation sur la commune de Briis-­sous-Forges; il créa ensuite la coopérative de Limours afin d'augmenter ses revenus lors de la crise de 1936. M. Bouvrain devint alors le maire de Saint-Jean-de-Beauregard et le resta pendant 35 ans.
Le fils de M.Bouvrain, actuel propriétaire, reprend la ferme familiale à 27 ans telle qu'elle était en tant que locataire.
C'est en 1964 que les terres de la ferme sont en partie expropriées pour la construction de la ville nouvelle des Ulis, coté urbanisé avec les tours de 16 à 18 étages de cette ville de plus de 30 000 habitants.
En 1968, M. Bouvrain a défriché 380 ha dans les Landes de Gascogne pour compenser la perte de la surface due à l'expropriation. La première culture a d'abord été du maïs puis, après la Politique Agricole Commune, ce furent petit à petit des légumes (haricots verts, carottes).
En 2000, l'activité agricole est arrêtée.